La plante à l’affiche : quand les Listères déménagent…

Nous continuons notre étude de la Listère ovale.
Un peu d’étymologie nous permettra de rencontrer quelques grands naturalistes des siècles précédents.
Nous étudierons ensuite le cycle de vie de la Listère et pour terminer nous verrons pour quelle raison des Listères d’Anvers ont dû déménager récemment.


Histoire de noms

Le nom français de Listère ovale est une traduction de l’ancien nom scientifique de la plante, Listera ovata.

Celui-ci lui fut attribué en 1813 par Robert Brown, un botaniste anglais (1773-1858).

Robert Brown

Robert Brown
(peinture de Henry William Pickersgill)

Robert Brown fut l’un des premiers botanistes à utiliser de manière régulière un microscope. Il s’en servit notamment pour étudier de façon détaillée les grains de pollen.

Il fut aussi le premier à reconnaître la différence essentielle entre les Gymnospermes (les conifères etc…) et les Angiospermes (les plantes à fleurs) : les ovules (qui deviennent des graines après la fécondation) des Gymnospermes sont « nus » : ils ne sont pas enclos dans un ovaire comme chez les Angiospermes.

Curieusement, Robert Brown est passé à la postérité pour une découverte non botanique : le mouvement brownien. En 1827, il observa, à l’intérieur de grains de pollen, de très petites particules agitées de mouvements apparemment chaotiques. Dans un article publié en 1905, Einstein expliqua que le mouvement des particules observé par Brown était un mouvement aléatoire résultant de leur collision avec les molécules d’eau qui se déplacent rapidement dans le fluide. C’était une confirmation indirecte de l’existence des atomes et des molécules 1.


Nous avons vu dans le billet précédent que l’épithète ovata (ovale) faisait référence à la forme des feuilles. Mais pourquoi Robert Brown a-t-il donné le nom de Listera au genre? Eh bien, tout simplement pour rendre hommage à un autre naturaliste anglais, Martin Lister, mort en 1712.

Martin Lister

Ce dernier ne s’intéressait pourtant pas beaucoup aux plantes, mais bien aux coquillages, et à leur classification!

Martin Lister

Il fut également le premier arachnologue, étudiant de manière systématique les araignées et leurs toiles. Il a été le premier à réaliser que certaines araignées se déplacent en ballon : elles filent une toile très fine afin d’attraper le vent et de s’envoler. A cause de cette passion, Lister est parfois surnommé l’homme araignée.

Ses centres d’intérêt étaient variés, c’est le moins que l’on puisse dire! Les fossiles, les antiquités, la chimie, la géologie et les statistiques. Il conçut l’histogramme, un tableau permettant de représenter graphiquement l’évolution de données, en l’occurrence la pression barométrique durant l’année 1684 2.

Ah oui, n’oublions pas qu’il fut en outre médecin, et même le médecin personnel de la reine de Grande-Bretagne Anne. Il faut supposer que ses patients ne lui prenaient pas trop de temps, au vu de ses innombrables activités!

Mais ce n’est pas tout : Martin Lister a été, comme Tintin, sur la Lune! Un relief de notre satellite a en effet reçu son nom en 1976 : Dorsa Lister 3.


Bien que peu spectaculaire, la Listère ovale est une plante assez commune et indigène dans nos régions. On peut donc se demander comment nos aïeux la nommaient, avant que Robert Brown ne la baptise Listera ovata?

Eh bien, nos ancêtres l’appelaient double-feuille, tout simplement! Un nom parlant qui ne demande pas beaucoup d’explications! 

Ce nom est d’ailleurs toujours en usage dans certaines régions de France. Les anglophones parlent eux de Common Twayblade, et les germanophones de Großes Zweiblatt,  ce qui revient exactement au même.

La double-feuille

Par contre, les néerlandophones lui ont donné le nom de Grote Keverorchis, que l’on peut traduire par la grande orchidée des coléoptères. Dans le billet précédent, Une orchidée collante…, nous avons vu que les coléoptères figurent en effet parmi les pollinisateurs favoris de la Listère ovale.


Un peu de classement

Vous le savez peut-être : le nom scientifique de la Listère ovale n’est plus Listera ovata, mais bien Neottia ovata.

Les botanistes l’avaient pressenti depuis longtemps : les plantes des deux anciens genres Listera et Neottia possèdent d’indéniables similitudes morphologiques. Même structure de la fleur et de sa colonne centrale (le gynostème) (voir article précédent), mécanisme de pollinisation similaire, grains de pollen unis en tétrades (par 4) etc…

Fleurs de la Néottie nid d’oiseau, appartenant à l’ancien genre Neottia.
Bien que les couleurs soient différentes, le labelle et le gynostème ressemblent à ceux de la Listère ovale

Cela a été confirmé par des analyses phylogénétiques récentes, et les botanistes ont par conséquent décidé de fusionner ces deux genres 6.
La Listère ovale est ainsi devenue une sœur de la Néottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis), une Orchidée plus rare, et qui n’a pas de chlorophylle, même à l’état adulte.

La Néottie nid-d’oiseau, désormais sœur de la Listère ovale
(vallée de la Meuse)


C’est cette fois-ci un naturaliste français, Jean-Étienne Guettard, qui baptisa le genre Neottia en 1754. Ce nom étant plus ancien que celui de Listera (qui, rappelons-le, date de 1813), il a été attribué au nouveau genre résultant de la fusion, selon le principe de l’antériorité existant dans la nomenclature botanique.

Neottia vient du grec ancien neotteia « nid » car le système racinaire de ces plantes ressemble à un nid d’oiseau.

Jean-Étienne Guettard

Jean-Étienne Guettard

Jean-Étienne Guettard est né en 1715 à Étampes et est mort en 1786 à Paris.

Après avoir suivi des études de médecine et de botanique, il  prit conscience de la relation qui existe entre la distribution des plantes et la nature des sols et des sous-sols.
Cela l’amena à s’intéresser à la géologie, comme Martin Lister, mort 3 ans avant sa naissance. Guettard fut notamment le premier à émettre l’hypothèse que les puys d’Auvergne soient d’anciens volcans.

Et tout comme Lister, un relief de crêtes lunaires porte son nom : Dorsum Guettard4.


Le tableau ci-dessous montre la classification actuelle de la Listère ovale. Elle fait donc partie de la grande famille des Orchidacées. Comptant environ 28.000 espèces, c’est l’une des deux plus grandes familles de plantes à fleurs, avec les Astéracées (la famille du pissenlit et de la pâquerette). Laquelle de ces deux familles est la plus grande est toujours en discussion, les données évoluant constamment.


Le genre Neottia ne comprend que deux espèces en Belgique, la Listère ovale et la Néottie nid-d’oiseau (Neottia nidus-avis).

Remarquez que Néottie nid-d’oiseau est une tautologie,  le genre et l’épithète signifiant la même chose!
Dans les pays voisins (France, Grande-Bretagne, Allemagne…) on peut rencontrer une troisième espèce, la Listère à feuilles cordées (Neottia cordata), qui n’est hélas plus présente en Belgique.

La Listère à feuilles cordées
(© Orchi via Wikimedia Commons)


Le cycle de vie de la Listère ovale

Commençons par le commencement : les graines

Etant minuscules et ne renfermant pas de réserve alimentaire, les graines doivent s’associer avec des champignons spécifiques  pour être capable de produire un nouvel individu.

Nous avons déjà vu que les graines des Orchidées sont très petites (voir La germination d’une graine d’Orchidée : une entreprise délicate) et la Listère ovale ne fait pas exception. Prenez votre loupe : une graine mesure environ 0.8 mm de long sur 0.2 mm de large 9 .
Une fois mûres, les graines sont disséminées par le vent.

Une graine de Listère ne reste viable que quelques mois. La germination commence au printemps, et la première phase se déroule de manière autonome.  De petites racines vont apparaître à la base de la graine. C’est à ce moment que cela se corse. En effet, la graine lilliputienne n’a pas assez de place pour avoir un garde-manger qui lui permettrait de survivre jusqu’à ce que les racines et les feuilles se soient suffisamment développées et puissent fournir les éléments nutritifs.  Elle doit obligatoirement bénéficier de l’aide de champignons qui vont coloniser ses racines et lui prodigueront les sucres dont elle a besoin.

Les rapports entre les Listères et les champignons

Ces liens entre la Listère et les champignons se poursuivent d’ailleurs à l’état adulte. Une étude a dénombré qu’au moins 68 espèces de champignons peuvent être impliquées dans ces relations 12. Ces espèces varient selon le type d’habitat, mais aussi selon le moment de l’année. La plupart des champignons que l’on retrouve dans les graines ou bien dans les racines des Listères adultes font partie de l’ordre des Sébacinales 13.

Sebacina sp.
(© James Lindsey at Ecology of Commanster)

Les Sébacinales sont des champignons peu spectaculaires, connus pour être impliqués dans un grand nombre de partenariats entre plantes et champignons (les mycorhizes et l’endophytisme, ce dernier étant très fréquent mais beaucoup moins bien compris).

On les retrouve alliés aux bryophytes (mousses), aux fougères, et à toutes les familles d’Angiospermes herbacées.

Nous reviendrons sur ces  accointances entre la Listère ovale et les champignons dans un prochain billet.  Nos connaissances dans ce domaine ont en effet bien progressé ces dernières années…

Cela ne vous étonnera pas d’apprendre que la majeure partie des graines meurt rapidement. Heureusement, un plant adulte en produit énormément : environ 21.000 en une saison 11 .
Et la Listère détient un autre atout dans sa manche afin d’assurer sa survie : la reproduction végétative.


la Listère ovale forme des clones

Elle possède en effet un rhizome, une tige souterraine, le long duquel se forment des bourgeons qui peuvent donner naissance à des nouveaux plants. On assistera alors à la création de petites populations constituées de quelques individus (jusqu’à 20) possédant le même patrimoine génétique que la plante mère, des clones par conséquent 10 .

Le rhizome de la Listère ovale

Le rhizome peut se ramifier et éventuellement se scinder en fabriquant ainsi des plants indépendants, mais toujours identiques génétiquement 14 .


Génets, ramets, ortets…

Bon à savoir si vous voulez briller dans une réunion de botanistes : une colonie de clones est appelée génet  (mot dérivé de gène), et chaque membre de cette colonie est un ramet (du latin rāmus “branche”, même origine que ramifier, rameau…).

La plante qui est le point de départ de la colonie et qui est donc issue d’une graine est un ortet (du latin ortus “origine”).


L’âge mûr

La Listère ovale prend son temps avant d’atteindre la maturité (13-15 ans). En revanche, elle peut vivre assez longtemps (± 28 ans). Entre-temps elle aura pu d’année en année osciller entre trois états : floraison,  état végétatif ou dormance.

Après la germination, il faut attendre 3 à 4 années pour voir apparaître la plante au-dessus du sol 8 . Et 13 à 15 ans avant qu’elle ne devienne mûre et puisse se reproduire par voie sexuée 15 .
En revanche, les plants qui émanent du rhizome par la reproduction végétative, bénéficiant dès le départ d’une plus grande réserve de nourriture, atteignent la maturité plus rapidement.

Des chercheurs suédois ont suivi des Listères ovales sur un même site pendant 35 ans et ont pu ainsi enregistrer les différents comportements possibles des plants adultes d’une année à l’autre. Le nombre d’individus étudiés a augmenté progressivement, passant de 22 à 61, sans doute suite à la ramification du rhizome 16 .

Prenons un plant qui a fleuri durant l’été. Que se passera-t-il l’été suivant?

La réponse se trouve dans le dessin de droite. Il y a de grandes chances (70 %) que le plant fleurisse à nouveau.
Mais dans 28 % des cas il restera à l’état végétatif, et dans 1 % des cas il ne produira même pas de structure au-dessus du sol. C’est ce qu’on appelle la dormance 17 .

Les chercheurs ont constaté que la probabilité de fleurir diminue l’année qui suit un été très sec 18 .

Ce fait s’explique aisément : la floraison demande beaucoup d’énergie, et une période de sécheresse comme celle que l’on connaît en 2018 empêche la plante d’emmagasiner suffisamment de réserves dans son rhizome pour lui permettre de produire des fleurs.

Les lecteurs attentifs auront remarqué que nous n’avons évoqué jusqu’à présent que 99 % des cas (70 + 28 + 1). Eh oui, la plante peut aussi mourir!


Nous retrouvons quasiment le même scénario pour une plante à l’état végétatif (voir le dessin à gauche).
C’est la stabilité qui domine d’une année à l’autre : une probabilité de 77 % de rester dans le même état, 19 chances sur 100 de fleurir, et moins d’une chance sur 100 de devenir « dormante ». La probabilité de mourir est ici de 4 %.

Et qu’en est-il de l’avenir d’un plant en dormance (voir le dessin ci-dessous)?
Dans ce cas, il a de fortes chances (78 %) de revenir à l’état végétatif l’année suivante. Il ne demeurera dans l’état dormant que dans 11 cas sur 100 et une floraison ne surviendra qu’avec la même probabilité. Le risque qu’il meure est quasiment nul.

Bien sûr, nous ne devons pas oublier que ces résultats ont été obtenus en étudiant un nombre restreint de plantes cantonnées à un seul site.

Son espérance de vie

Neottia ovata est une plante dont la durée de vie est assez longue, environ 28 ans.  Ce n’est pas mal pour une plante herbacée car la plupart de celles-ci ont une vie moyenne de quelques années seulement. Mais ce n’est pas un record : d’autres espèces possédant un rhizome, comme l’Anémone des bois (Anemone nemorosa) ou le Roseau commun (Phragmites australis) peuvent dépasser les 100 ans 19 .

L’Anémone des bois (Anemone nemorosa)


Un peu de chimie

Les feuilles de la Listère ovale renferment des substances antivirales.

Nous avons vu dans le premier billet que les inflorescences de la Listère ovale émettent des composés volatils pour signaler aux insectes pollinisateurs la présence de nectar.
Plusieurs substances ont également été identifiées dans les feuilles. Ces substances, des lectines, possèdent des propriétés antivirales, notamment contre les VIH 1 et 2 responsables du SIDA, ainsi que contre le cytomégalovirus.

Ces lectines ont été retrouvées chez d’autres espèces : l’Épipactis helléborine, le Perce-neige, les Narcisses et l’Ortie dioïque 20 21 .

L’Épipactis helléborine, une autre Orchidée commune


Les Listères déménagent

A Anvers, des centaines de Listères ovales ont dû déménager en février dernier parce qu’elles poussaient sur le trajet d’un nouveau tronçon du ring. L’expérience semble pour le moment avoir été un succès, mais il faudra attendre plusieurs années avant d’en être certain.

La jonction Oosterweel (en vert) devrait achever le ring d’Anvers en 2020

Les plantes se trouvaient sur un site situé sur la rive gauche de l’Escaut, où des travaux sont prévus pour réaliser la dernière section du ring, la ceinture périphérique autour d’Anvers.
Comme les Listères ovales sont protégées en Belgique et qu’elles ne peuvent donc être détruites, des scientifiques de l’Université d’Anvers ont tenté une expérience inédite : déménager les plantes.

Et, étant donné que les Listères ne peuvent vivre qu’en présence de certains champignons, ils ont également déplacé une partie du sol, pour être certains qu’elles trouveraient le champignon adéquat dans leur nouvel habitat.

Trois mois après le déménagement, les Listères semblent avoir survécu. Mieux même, elles ont prospéré puisqu’on compte plus de plants qu’il n’y en avait auparavant. Mais la prudence reste de mise : on sait bien que les populations d’Orchidées peuvent varier fortement d’une année à l’autre. Il se peut donc qu’il y en ait moins l’année prochaine, et que le déménagement s’avère un échec dans quelques années 5.
A suivre donc…

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Sources :

1 : Wikipedia; Brownian motion; juillet 2018

2 : Peter Hogarth;  Dr Martin Lister (1639-1712) – The Spider Man; The Yorkshire Philosophical Society; 2012

3 : Wikipedia; Dorsa Lister; août 2017

4 : Wikipedia; Dorsum Guettard; octobre 2017

5 : Wim Schepens; Beschermde orchideeën lijken gedwongen verhuizing voor Oosterweelverbinding goed te verteren; VRT NWS; 7 juin 2018

6 : Chase et al.; DNA data and Orchidaceae systematics: a new phylogenetic classification; In : Dixon KW, Kell SP, Barrett RL, Cribb PJ, editors, Orchid conservation, Kota Kinabalu (Malaysia): Natural History Publications; 2003; pp. 69–89

7 : Milan Kotilınek et al.; ; Biological Flora of the British Isles: Neottia ovata; Journal of Ecology; 2015; 103, pp. 1354–1366

8 : Milan Kotilınek et al.; ; Biological Flora of the British Isles: Neottia ovata; Journal of Ecology; 2015; 103, p. 1362

9 :Joseph Arditti et Ghani AKA; Numerical and physical properties of orchid seeds and their biological implications; New Phytologist; 145, p. 385; janvier 2000

10 :Canio G. Vosa; The Ecology of B-Chromosomes in Listera Ovata; Caryologia; Vol. 36; n. 2; pp. 113-120; 1983

11 :Joseph Arditti et Ghani AKA; Numerical and physical properties of orchid seeds and their biological implications; New Phytologist; 145, p. 389; janvier 2000

12 : Jacquemyn et al.; ; Mycorrhizal diversity, seed germination and long-term changes in population size across nine populations of the terrestrial orchid Neottia ovata; Molecular Ecology; 2015; Vol. 24; iss. 13; pp. 3269 – 3280

13 : Milan Kotilınek et al.; ; Biological Flora of the British Isles: Neottia ovata; Journal of Ecology; 2015; 103, p. 1358

14 : Milan Kotilınek et al.; ; Biological Flora of the British Isles: Neottia ovata; Journal of Ecology; 2015; 103, p. 1358

15 : Martin H. Bender et al. ; Age of Maturity and Life Span in Herbaceous, Polycarpic Perennials; Botanical Review; Vol. 66, No. 3; p. 332; 2000

16 : Inghe, O. & Tamm, C.O.; Survival and flowering of perennial herbs, Patterns of flowering; Oikos; 51, pp.203–219; 1988.

17 : Milan Kotilınek et al.; ; Biological Flora of the British Isles: Neottia ovata; Journal of Ecology; 2015; 103, p. 1360

18 : Inghe, O. & Tamm, C.O.; Survival and flowering of perennial herbs, Patterns of flowering; Oikos; 51, pp.210; 1988.

19 : Martin H. Bender et al. ; Age of Maturity and Life Span in Herbaceous, Polycarpic Perennials; Botanical Review; Vol. 66, No. 3; p. 332; 2000

20 : De Clercq E ; Current lead natural products for the chemotherapy of human immunodeficiency virus (HIV) infection; Medicinal research reviews; Vol. 20 5, No. 3; pp. 323-49; 2000

21 : Balzarini J et al.; The mannose-specific plant lectins from Cymbidium hybrid and Epipactis helleborine and the (N-acetylglucosamine)n-specific plant lectin from Urtica dioica are potent and selective inhibitors of human immunodeficiency virus and cytomegalovirus replication in vitro;  Antiviral Research 18(2); pp. 191-207; juillet 1992

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